Sciences occultes: projet

12 février 2007 19:25 | 0 commentaire

 

L'approche des sciences occultes

L'occulte est tout ce qui est inconnu, phénomènes contraires, en apparence, aux lois que nous connaissons. Il ne peut pas être compris par l'ensemble des Hommes car il est le lien qui nous unis au cosmos ; cet état supra-humain dépasse notre condition terrestre. Nous subissons les effets des astres, du ciel et de la lune combinés avec l'état terrestre : le plan astral rejoint le plan terrestre dans une métaphysique universelle.

L'occultisme est de plus en plus à la mode : dans les librairies, sectes et Eglises. Mais vu qu'il est divers, on le définit souvent mal. Il va des sciences expérimentales aux élucubrations les plus fantaisistes avec l'action des imposteurs. Selon la pensée du XIXe sciècle, le mot occultisme représente le monde des esprits, médiums, … . Pour certains, cela ne représente que le domaine des charlatans.

L'occultisme englobe ne nombreuses actions différentes. Revenons aux sources : occultisme dérive du latin occultus, qui signifie, caché. L'occultisme est donc tout ce que nous ignorons, tout ce qui est inconnu et que nous ne comprenons pas. Cela englobe le matérielle et le spirituel. C'est aussi les connaissances humaines (science officielle ou religion). Mais ce n'est qu'en 1893 que l'Académie Française admet ce vocable. On peut tout aussi bien définir ce mot par : « la relation entre l'Homme et le cosmos ». On peut dire également que le rituel provoque l'éveil des forces occultes ; la répétition des mêmes mots incantatoires crée un climat spirituel mais aussi un courant qui agit sur le psychisme (en rapport avec la psychanalyse) utilisé pour le bien de soi-même et de la collectivité.

Depuis le début, la religion a été lié à la magie. L'Homme a toujours demandé aux dieux, par ses paroles, ses prières, …l'accomplissement d'actes non concrets. La prière d'ailleurs est l'une des forces la plus universelle sans doute. Alors découlent de nouvelles définitions de l'occultisme ciblant une spéculation de l'action, une recherche pratique des pouvoirs.

L'historique

Dès l'origine l'Homme ne pouvait tout connaître : il s'est interrogé sur les causes profondes de la vie de cet univers. Il reçut toutes ces réponses par la voix de Dieu. Mais cette voix s'est tue et il ne resta que des repères : une statue de déesse-mère, le profil d'un animal dessiné sur un os ou sur la parois d'une caverne. Les livres sacrés possèdent de nombreuses références à l'occultisme : Le Livre des Morts égytiens, La Bible, les livres sacrés de l'Inde, … . Les formules magiques apparurent par la suite, les mystères, l'alchimie, l'énigmatique Rose-Croix.

Chaque réformateur a été initié à la doctrine occulte : Moïse en aurait enfermé l'essence dans la Génèse. Mais les textes sacrés possèdent la Sagesse mais aussi la compréhension de nos lois physiques.

Autrefois, magie, astrologie, alchimie et philosophie étaient considérés comme des aspects de la science ; on ne parlait pas de sciences occultes. Mais aujourd'hui, en dehors de la kabbale (valeur numérologique, connaissance du divin et de l'unité), de l'alchimie, de l'astrologie, …, il faut aussi penser aux sectes du satanisme, de l'érotisme, de la magie sexuelle, des messes noires, … .

Notre peur

L'Homme a peur, peur de lui-même, peur du monde qu'il l'entoure et qu'il s'est créé. Il lutte contre l'insécurité, contre ses imaginations, contre ses pulsions irrationnnelles. Pour y lutter, il faut chercher l'équilibre, la voie du juste milieu. Il faut se méfier du rêve, du goût pour le merveilleux.

Des sciences occultes

L'homme après s'être interrogé sur son destin, son futur, désire connaître l'avenir. Dans cette recherche, il faut classer l'astrologie qui établit un lien entre l'Homme et le cosmos, une certaine harmonie. L'horoscope et certaines puissances de l'invisible peuvent nous aider. Il faut bien se dire que les astres sont des guides et n'agissent pas sur l'humain. Les « mancies » ou « mantiques » sont des méthodes de divination, la connaissance par des moyens non rationnels de choses normalement inconnues. Toutes ces méthodes sont obtenues par l'exercice de pouvoirs supranaturels, par des sorties en astral (transes, rêves, …), par des drogues hallucinogènes.

On rencontre donc des mages, médiums, chamans, prophètes, pythonises, voyants.

En dehors des drogues, on peut se servir de matériels comme supports : cartes (cartomancie), boule de cristal (cristallomancie), marc de café, tâche d'encre, baguette, pendule, … .

Parmi les mancies, il existe la physiognomonie (l'aspect moral d'un individu envisagé par son rapport à son allure corporelle), la chiromancie (divination par les lignes de la mains), la graphologie (étude de l'écriture donc de la main, continuation de l'esprit), l'aniromancie (divination par l'observation des rêves).

Dans la recherche du spiritisme : hypnose, transmission de la pensée, vision à distance, lévitation, extase, envoûtement, sommeil léthargique et enfin les charmes. Tous ces phénomènes restent un mystère.

Valeurs et fraudes

Il faut bien admettre l'existence de certains de ces phénomènes « occultes ». L'occultisme, comme nous venons de le voir, c'est la magie, le magnétisme, le somnanbulisme, l'hypnotisme, le spiritisme. Comment étudier ces phénomènes non réguliers ? Alors que les faits scientifiques, eux, sont reproductibles.

Nous ne savons pas plus recréer les grands phénomènes de la nature, comme une aurore boréale. Les ondes que nous avons captées actuellement ont existées bien avant nous, bien avant d'y prendre conscience.

L'étude de l'insolite est aussi fort délicate mais on peut l'ignorer car on ne comprend pas ces paradoxes. Les fraudes et les trucages n'ont apporté que des troubles supplémentaires dans l'esprit des gens. Les médiums, par exemples, ont cherché à conserver des emplois lucratifs, alors que leurs pouvoirs paraissent diminuer au cours des ans.

On se moque le plus souvent de ceux qui s'intéressent à des valeurs mystérieuses car on ne fait confiance qu'à nos sens. On les réprouve et les méprise, on les confond à des charlatans.

L'occultisme ne se résume pas dans l'évocation de l'esprit, à faire tourner des tables, à se servir de grimoires plus ou moins authentiques. Il peut être considéré comme un résumé, une synthèse de toutes les sciences et de toutes les philosophies.

Savoir

L'occultisme conduit vers une compréhension logique de l'univers, de ses lois, de la destinée humaine. C'est une pratique morale. Comme l'ésotérisme ou la recherche symbolique, l'occultisme permet d'aller vers un bonheur spirituel, vers le sacré et le divin.

En bref, le surnaturel nous entoure, des relations s'établissent entre le formel et l'informel. Car il ne faut pas oublier que les sens de l'Homme sont imparfaits (on ne peut entendre les ultra-sons, voir les ultra-couleurs). Sans doute sommes-nous soumis à la loi de l'Unité, d'où tout émane et où tout retourne.

Les symboles

Etymologie latine et grecque du mot symbole

Symbola désignait le ciborium ou la pyxide (pyxis) dans laquelle étaient conservés les hosties consacrées.Un arrêt du Parlement de Paris de 1354 mentionne ceux qui par « une impulsion diabolique » instinctu diabolico ont perforé le « symbole » dans lequel avait été placé le corps du Christ. Symbolae correspond au grec agapai, « agapes », dans le sens de « repas publics ».

La chair et l'esprit

Le développement des organes cérébraux est un effet et non une cause et est dû à l'activité de l'Esprit. Par exemple un homme n'est pas musicien parce qu'il a la bosse de la musique, mais il n'a la bosse de la musique que parce que son Esprit est musicien. L'Esprit est ainsi l'artisan de son propre corps, qu'il façonne, afin de l'approprier à ses besoins et à la manifestation de ses tendances. Les dispositions morales de l'Esprit doivent modifier les qualités du sang, lui donner plus ou moins d'activité, … Par exemple, le gourmand se sent venir la salive à la bouche à la vue d'un mets appétissant. C'est l'Esprit (et non le mets vu qu'il n'y a pas de contact), dont la sensualité est éveillée, qui agit sur cet organe par la pensée. Tandis que chez une autre personne, la vue de se mets ne produit rien. C'est aussi par la même raison qu'une personne sensible verse facilement des larmes. Ce n'est pas les larmes qui donnent la sensibilité à l'Esprit, mais c'est la sensibilité de l'Esprit qui provoque les larmes. Et ainsi de suite pour un tas d'autres états. Il y a donc une action de l'Esprit sur le physique. On peut donc admettre que le tempérament est, au moins en partie, déterminé par la nature de l'Esprit qui est cause et non effet. Pourquoi en partie ? Car par exemple, lorsqu'un état morbide ou anormal est déterminé par une cause externe ou accidentelle, indépendante de l'Esprit, comme la température, climat, … alors le physique influe sur le moral.

Les Démons selon le spiritisme

Pendant longtemps, l'homme ne comprit que le bien et le mal physique ; le sentiment du bien moral et du mal morale. Mais comme on ne pouvait admettre que le mal vienne d'une puissance bienfaisante, on en conclut à l'existence de deux puissances rivales gouvernant le monde. D'où naquit deux doctrines : le bien et le mal (doctrine logique autrefois). Mais aujourd'hui on sait que le mal est un état momentané d'où peut sortir le bien et que les maux qui l'affligent doivent le conduire au bonheur en aidant à son avancement.

La doctrine des démons a son origine dans l'antique croyance aux deux principes du bien et du mal. Le double principe du bien et du mal fut pendant de nombreux siècles et sous différents noms, la base de toutes les croyances religieuses. Oromaze et Arimane chez les Perses, Jéhovah et Satan chez les Hébreux. Mais les religions admirent des puissances secondaires. Les Païens les personnifièrent sous une multitude d'individualités ayant chacune des attributions spéciales pour le bien et pour le mal, pour les vices et pour les vertus et auxquelles ils donnèrent le nom de dieux. Les Chrétiens et les Musulmans reçurent des Hébreux les anges et les démons.

La manifestation des démons (phénomenes modernes)

L'ignorance, vu la raison inconnue de ces phénomènes, a vu une cause surnaturelle et la superstition a amplifié tout cela en y ajoutant des croyances absurdes ; d'où une foule de légendes sont apparues (avec des parts de vrai mais beaucoup de faux). Les doctrines sur les démons étaient tellement exagérées qu'elles ont fait oublier Dieu. Les phénomènes spirites, plus multupliés de nos jours, mieux observés surtout à l'aide des lumières de la raison et des données de la science, ont confirmé l'intervention d'intelligences occultes, mais agissant toujours dans les limites des lois de la nature, et révélant, par leur action, une nouvelle force et des lois inconnues jusqu'à ce jour. La question est maintenant de savoir de quel ordre sont ces intelligences.

De nos jours, des études expérimentales et des observations rigoureuses ont jeté la lumière sur la nature des Esprits, leur origine et destinée, rôle dans l'univers et leur mode d'action. Question résolue par les faits. On sait maintenant que ce sont les âmes de ceux qui ont vécus sur la terre. On sait aussi que les différentes catégories d'Esprits bons et mauvais sont des degrés divers d'avancement et non des êtres de différentes espèces. Ceux qui se manifestent apparaissent sous des aspects très opposés selon le rang qu'ils occupent (en raison de leur développement intellectuel ou moral). Ce qui ne les empêche pas d'être sortis de la grande famille humaine, tout aussi bien que le sauvage, le barbare et l'homme civilisé.

Conclusion

L'Homme connaît bien des choses, bien des mystères mais il y a des forces, des sciences, des facettes de notre mode qu'il ignore et dont il prend connaissance sans même sans rendre compte. Peu à peu, il s'initie à ces phénomènes, à ces sciences et commence à comprendre mais il ne peut tout connaître car nous sommes peu de choses à côté de tous ces phénomènes.

Propos recueillit dans « L'occultisme » de Jean-Pierre BAYARD ; « Le ciel et l'enfer » d' Allan KARDEC

Ipes pour Mortellement Vôtre Avril 2003